
Pavillon d'entrée
Huit colonnes doriques massives encadrant un porche-grotte sculpté d'urnes renversées qui pleurent le sel. C'est par là qu'entraient les ouvriers et les inspecteurs de la gabelle.





Louis XV commande une manufacture pour le sel, cette denrée qui vaut davantage que l'or, dans la forêt de Chaux.
Ledoux dessine un demi-cercle parfait, orienté vers le soleil dans sa course, comme un théâtre de l'industrie.
L'eau salée arrive par un saumoduc de vingt-et-un kilomètres, le cristal se forme dans le bouillonnement, jusqu'en 1895.
Le Doubs rachète le monument blessé par l'incendie. Trois campagnes de restauration, puis l'UNESCO en 1982.
Trente jardins habitent treize hectares, l'opéra se joue dans la cour, la cité utopique vit à nouveau.
Donner à la manufacture une forme aussi pure que celle du soleil dans sa course.

Huit colonnes doriques massives encadrant un porche-grotte sculpté d'urnes renversées qui pleurent le sel. C'est par là qu'entraient les ouvriers et les inspecteurs de la gabelle.

Vaste hall couvert qui abritait les chaudières où l'eau salée s'évaporait. Les fumées s'échappaient par les cheminées centrales, les ouvriers récoltaient le sel à la pelle.

Bureaux et logements des commis qui pesaient, conditionnaient et inscrivaient le sel sur les registres royaux avant son expédition par voiture.

Logements des agents de la gabelle, chargés de la collecte de l'impôt. La gabelle pesait lourd dans les caisses du royaume et sa contrebande, la « faux saunage », était durement réprimée.

L'astre du demi-cercle. Le directeur surveillait depuis ses fenêtres l'ensemble des bâtiments. Ledoux y a logé une chapelle, symbolique du pouvoir spirituel autant que temporel.

Pendant exact du pavillon Est, miroir architectural qui souligne la rigueur géométrique du demi-cercle.

Second pôle administratif. Ledoux dédoublait chaque fonction pour équilibrer le plan et permettre la circulation logistique des chariots.

Jumeau du pavillon Est, doublait la capacité d'évaporation. Ensemble, les deux pavillons produisaient près de 1 750 tonnes de sel par an.

Ancienne berne de stockage du sel, restaurée en 2023. Aujourd'hui salle de concert de 200 places et trois studios d'enregistrement.

Bâtiment de logement collectif, dortoirs des ouvriers célibataires, espace de stockage des outils. Aujourd'hui réserves muséales.

Mur qui ceint le domaine et qui abrite, côté ouest, la chapelle, la boulangerie et le four banal partagé par toutes les familles de saliniers.

Inscrit au patrimoine mondial en 1982, élargi en 2009 à la Grande Saline de Salins-les-Bains, dont le saumoduc de vingt-et-un kilomètres alimentait Arc-et-Senans.